Pendant les vacances, je suis allée deux fois au cinéma. C’est rare. Je n’y vais que quand je peux emmener les enfants, ce qui fait que depuis des années, je n’ai pas vu grand chose d’autre que des dessins animés. Parfois excellents d’ailleurs. Mais ce coup-ci, pas de dessin animé, tant pis pour les animaux de Tous en scène, mais des films avec des vrais gens en chair et en os… Enfin, je pense, parce que depuis que j’ai lu que dans Rogue one Tarkin était interprété par un acteur décédé en 1994… Bref, je suis allée voir Raid dingue et La La Land. Et de l’un des deux, je suis sortie avec les yeux rougis par les pleurs… Lequel ? Oui, bon, pas trop difficile, de toute façon c’est écrit dans le titre…

Si vous n’avez pas vu La La Land, que vous comptez le voir et que vous ne voulez rien en savoir, arrêtez de lire, et on se retrouve au prochain article. Je n’irai pas jusqu’à raconter la toute fin du film, mais bon, je préfère prévenir. Mais ne gâchez pas les cinq minutes que vous aviez prévues pour lire cet article, fermez les yeux (quand vous aurez fini de lire cette phrase, pfff, c’est malin), respirez profondément trois fois et imaginez un endroit où vous vous sentez parfaitement calme et détendu, écoutez les sons, sentez les odeurs, ressentez l’air sur votre peau, la position de votre corps,… Et continuez à respirer, hein, faites pas l’andouille. Ça sera génial avant de zapper sur l’activité suivante.

Ça y est, on n’est plus que nous, ceux qui ont vu le film, il paraît qu’on est nombreux, et ceux qui veulent en savoir un peu plus ? Parfait. Vous avez vu ce teasing ? Aguichage en français, marrant ce mot, aguichage…

Oui, bon, je reviens à mon mouton. Alors donc La la land raconte en gros l’histoire d’un pianiste de bar amoureux du jazz qui rêve d’ouvrir son propre club et d’une serveuse qui rêve de devenir actrice et passe plein de castings dans ce but. Le tout à Los Angeles. L.A. LA LA Land. Pu… n(i)aise, j’avais pas compris avant de voir le film… Ce qui devait arriver arrivant, ils tombent amoureux l’un de l’autre (tant qu’à faire), font leur chemin, abandonnent, remontent en selle, se découragent, s’encouragent… Le métier les conduit à s’éloigner l’un de l’autre géographiquement, le temps passe… Je regarde cette histoire se dérouler sous mes yeux, tranquille, c’est sympa, la musique, la danse, le décor de LA, le type est plutôt mignon. La fille aussi, oui, bon, d’accord. Je regarde quand même l’heure de temps en temps. Je ne ressens pas d’émotion particulière, c’est pas mal… Et puis au bout d’à peu près 1h50 de film, les fesses calées dans mon fauteuil rouge (ils sont rouges dans tous les cinés, non?) et l’attention plus ou moins flottante, paf, voilà la fille qui revient à L.A. et qui retombe sur le mec. Je m’attends à un machin mélo, on s’embrasse, la vie est belle, cui cui les petits oiseaux. Et soudain plus de fauteuil rouge, de portable qui vibre dans la poche, d’enfants à côté qui demandent si c’est bientôt fini. Le regard happé par l’écran. Des séquences s’enchainent ultra rapidement et montrent par flashes tout ce que la vie de ces deux là aurait pu être depuis le moment où un avion les a séparés jusqu’à ce jour où ils se retrouvent, si justement l’avion ne les avait pas séparés. La vie à deux, la naissance d’un enfant, les soirées, la nounou, la cuisine, les rencontres, les films, la musique,… Rien d’exceptionnel, rien de bien différent de ce qu’a été leur vie sur le fond, mais tout ce à côté de quoi ils sont passés. Ce qui aurait pu être. Et qui ne sera jamais. Forcément. Et là je sens le poids au milieu de ma poitrine, un espèce de machin qui serre fort, la respiration qui essaye de se faire ample pour desserrer ce truc, et puis une larme qui coule, une autre, la sueur qui vient sur les tempes, ben oui, faut pas faire de bruit, c’est un ciné quand même, faut se contrôler. Bon, je n’ai pas pleuré autant que pour E.T., parce que là c’était carrément les chutes du Niagara, et encore il n’est pas mort, il est juste retourné maison, mais quand même… Allez, je ne vous dis pas comment ça finit La La Land, hein, des fois que finalement si vous ne l’avez pas vu vous décidiez d’aller le voir…

Ça fait plusieurs semaines que j’ai laissé derrière moi le fauteuil rouge et l’odeur légèrement écœurante de pop corn, mais je m’interroge. N’aurais-je pas par hasard, sait-on jamais, des regrets quant à la vie que j’aurais pu vivre ? Aurait-il pu en être autrement ? Fais-je vraiment ce qui me plaît, ce que je voudrais faire ? Et vous ? Comment vous vous sentez par rapport à ça ? Quelle serait votre vie rêvée ? Sans parler des contraintes, pas tout de suite. Qu’est-ce qui vous fait vibrer ? Si vous n’aviez pas peur d’être jugé, critiqué, que feriez-vous là tout de suite ? Et qu’est-ce qui vous empêche d’avancer vers cette vie rêvée ? Et si vous continuez sur la lancée de votre vie actuelle, dans cinq ans, comment vous sentirez-vous ? Bien ? Tant mieux, c’est super cool. Peut-être avez-vous déjà fait un travail sur vous-même pour en arriver là. Ou pas.

Et oui, c’est ça le coaching. Poser des questions pour ouvrir un angle, décaler une perception, donner l’autorisation d’exprimer des envies, lever des barrières, élargir le champ des possibles, apprivoiser les peurs, enflammer la motivation. Plein de choses du genre. Mais pas que ça, hein. Parce que si vous repartez comme ça avec une super vision de votre vie de rêve qui vous fait vous trémousser et frétiller de partout, et que vous n’avez aucune idée du chemin à suivre pour l’atteindre, aucune clé pour ouvrir les portes, surtout celles à l’intérieur de vous-même, ben vous allez être comme un couillon sur le trottoir devant le cabinet de votre coach. Le coaching c’est aussi vous accompagner sur le chemin (vous vous rappelez du tout premier (mini) article de ce blog ?  http://optalys.fr/cocher/), construire les étapes pour arriver là où vous voulez arriver, vous apprendre à mieux vous connaître, vous soutenir, lever vos blocages, mobiliser vos ressources. Parce que vous le savez, ça, vous avez tout ce qu’il faut en vous pour réussir à atteindre vos objectifs, de quelqu’ordre qu’ils soient. Il faut juste que quelqu’un vous le dise. Et ça tombe bien, je viens de vous le dire…

Belle journée à vous !

 

© Copyright Isabelle Roche – 2017 – Tous droits réservés
Le texte de cet article est la propriété de son auteur et ne peut être utilisé sans son accord et sous certaines conditions.

4 Commentaires

  1. marie

    Merci pour ce joli article plein d’émotions et d’enseignement, du moins c’est ainsi que je l’ai lu!
    Ce film nous confronte à notre capacité de résilience, que nous ne soupçonnons pas et qui nous permet d’avancer malgré tout.
    une lectrice fidèle

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    • isa.roche

      Merci à toi, fidèle lectrice !

      Réponse
  2. Francoise Baldy

    Ouah ! Je suis impressionnée par cet article et moi qui te connaîs je retrouve tes mots et j ai l impression que tu me parles mais à l écrit c est une découverte encore plus puissante et exaltante ! Continue f

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    • isa.roche

      Merci pour tes encouragements !

      Réponse

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